Un monument historique

Accotée au sud du Palais des Papes, la maison où se niche, tout en haut d'un long escalier, le restaurant de Christian Etienne a une histoire mouvementée.

Elle fait partie d'un ensemble monumental de 1200 m2 érigé sur une éminence rocheuse utilisée depuis l'antiquité. Une grande partie de l'histoire du bel Avignon s'est déroulée dans ces lieux qui par leur situation surélevée ont toujours été destinés à être lieux de pouvoir.

Des vestiges portent mémoire d'un pouvoir urbain antique.

Au XIIème siècle s'installe le pouvoir militaire avec la construction du palais fortifié de la commune d'Avignon. A la chute de celle-ci dans le courant du XIIIème siècle, le palais appartient au roi de Naples. Il devient ensuite propriété des pontifes lors de l'achat de la ville d'Avignon par le pape au 14e siècle.

Le pouvoir religieux arrive par la construction princière en 1345, à la grande époque fastueuse des papes en Avignon, du palais du maréchal de la Cour romaine. Véritable demeure seigneuriale le palais s'inspire des livrées cardinalices régionales dans son architecture de bâtiment rectangulaire. La décoration interne est produite par des enduits peints polychromes sur les murs et les plafonds.

Le palais princier devient au XV iéme siècle maison du camérier du Pape où ensuite s'installe le pouvoir de justice avec le tribunal de Vice-Gérance qui traite des opérations fiscales concernant la Chambre Apostolique.

En 1892, quand le Comtat Venaissin devient français, la maison devient la première maison commune de la ville d'Avignon. L'ancien palais a gardé des secrets que l'on retrouvent sur les murs et les plafonds du restaurant de Christian Etienne en décors peints d'hermines et de fleurs de Lys.

Si la maison, tout en haut de son éminence rocheuse, a perdu son symbole de pouvoir, elle est devenue symbole de beauté et de plaisir des sens. Christian Etienne a choisi et restauré ce lieu magique avec la même passion, le même enthousiasme et le même plaisir qu'il met à créer sa cuisine subtile et parfumée.

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